Indonésie : Java et Bali

Avec ses 18 306 îles, l’archipel indonésien est le plus vaste du monde et sa superficie représente presque 4 fois celle de la France. Pour les apprentis Robinson en recherche d’une île vierge, vous avez l’embarras du choix : 6000 îles environ sont inhabitées. Concernant les autres par contre, c’est la surpopulation.

Carte Indonésie

La monnaie courante est la roupie indonésienne (Rps) et les pièces ont presque disparues de la circulation, nous laissant millionnaires (1 million = 65€) et avec des liasses de billets aussi épaisses qu’un sandwich. Attention à l’arnaque aux bureaux de change où les guichetières ont tendance à confondre les billets et à essayer de nous refiler des billets de 10 au lieu de 100… Ah ah.

Les Indonésiens parlent le bahasa indonesia, langue officielle proche du malais, mais chaque île a son dialecte ce qui complique un peu les choses. La langue n’est pas bien difficile à apprendre, les phrases étant souvent réduites au minimum (au diable les formules de politesse, allons directement au cœur du sujet).

Un pays aux multiples religions

Côté politique, l’Indonésie est une république dotée d’un régime présidentiel, et côté religion c’est le premier pays musulman du monde, 87% de la population étant croyante. Plusieurs minorités sont également présentes : chrétienne, catholique et protestante représentent 10% et le bouddhisme (surtout chinois) ainsi que l’animisme sont toujours vivaces. Si Java est principalement musulmane, Bali est majoritairement hindouiste. Partisans de la paix, on est heureux en tout cas de constater que toutes ces ethnies et religions se côtoient globalement sans heurts et de manière plutôt pacifique.

Bali Denpasar temple
Temple hindouiste @ Denpasar, Bali

La seule chose moi qui me rend tout de suite moins pacifiste c’est d’entendre le chant du muezzin à 4h30 du matin, où devrais-je plutôt dire LES chants car chaque mosquée dans un rayon sonore audible diffuse un chant différent, ce qui crée au final une cacophonie douloureuse pour nos petits tympans.

Notre voyage

Ce voyage en Indonésie constitue une parenthèse dans notre périple australien (débuté en mars 2015) et est en réalité une mission serpents : nous partons observer et photographier les serpents sur les îles de Java et Bali pendant 2 mois. Voir nos photos des « serpents de Java et Bali« .

mangroves Parc National d’Ujung Kulon Java
Prospection dans les mangroves du Parc National d’Ujung Kulon @ Java ouest

Rayon santé

Les mêmes précautions s’appliquent pour quasiment tous les pays d’Asie : gare au cru et à l’eau. L’eau en Indonésie n’est pas potable et les indonésiens la font bouillir 20min, ce qui explique pourquoi l’eau que l’on nous sert à table et dans les hôtels est toujours tiède voire chaude (de la cervoise tiède beuhah…). De toute façon, les locaux boivent du thé (chaud ou glacé, peu importe du moment qu’il soit archi sucré) toute la journée. L’eau vient de la rivière et quand on voit l’état des rivières on se demande si faire bouillir l’eau s’avère suffisant…

Il faut aussi faire attention aux moustiques, ces satanés bestioles transmettant pas mal de maladies dont le paludisme et la dengue, mais heureusement ces dernières ne sévissent pas partout. On a fait le choix de ne pas prendre de médocs anti-paludisme et de compter plutôt sur des vêtements longs. Le top reste de dormir sous une moustiquaire mais peu d’hôtels (y compris dans les petits villages) en disposent donc ça peut être une bonne idée d’emporter sa propre moustiquaire. Lire aussi « Santé : une trousse à pharmacie légère et naturelle, c’est mieux pour voyager « .

Choisir son visa

Il existe des visas de 1, 3 ou 6 mois. Pour la France et la plupart des pays européens (voir liste ici), l’entrée en Indonésie est gratuite pour une durée de 30 jours max.

Pour les voyageurs qui ont prévu de s’envoler pour l’Indonésie pour plus d’un mois et qui veulent prolonger leur visa touristique, nous vous invitons à lire notre article « Notre extension de visa à Bali ».

Il nous parait important de souligner que si l’on veut rester plus d’1 mois en Indonésie et que l’on veut acheter le visa à l’arrivée comme nous, le pays d’origine (pour nous l’Australie) peut nous mettre des bâtons dans les roues. Les lois australiennes nous refusent l’embarquement sans billet retour de moins d’1 mois (apparemment demandé pour toute destination vers les pays de l’Asie du sud-est). On a donc dû acheter un « faux » billet pour Singapour (destination la moins chère) pour pouvoir décoller pour Bali. Précisons qu’à Bali ah ! ah ! la blague, personne à l’aéroport ne nous a demandé quoi que ce soit et personne ne nous a fouillés pour la simple raison que tout le monde dormait.

Se déplacer : quel transport choisir

Le mieux pour découvrir une ville reste la marche à pied. On tombe sur des petites rues étroites avec des échoppes intéressantes, on s’arrête discuter avec les locaux autour d’un lait de coco glacée, on se perd un peu partout, etc. Mais pour les plus grandes distances, il existe le bémo, minibus brinquebalant rouillé emprunté par les locaux qui se serrent là-dedans comme des sardines. Tout rentre : le vendeur de cacahuètes avec sa marchandise, la dame qui revient du marché avec des poulets vivants sous le bras, des énormes pastèques et des cages de lapins, ou la famille nombreuse qui a elle seule occupe les deux tiers du minibus. L’avantage c’est que c’est pas cher (bien que nous, touristes, payons 4 fois plus cher) mais l’inconvénient c’est qu’il ne faut pas être pressé, le chauffeur voulant à tout prix remplir son bémo, quitte à faire des détours interminables.

Denpasar Bali manger
Certaines gargotes de rue ne sont jamais au même endroit et pour les retrouver, rien de tel que de flâner dans les petites rues ! @ Denpasar, Bali

Si on veut un peu plus d’intimité et ne pas partager son siège avec une armée de poulets, il y a les Bluebird, taxis voiture officiels. Le prix est beaucoup plus élevé mais il y a toujours moyen de marchander car la concurrence est rude.

Certaines villes possèdent également des tuk-tuk, sortes de caisses à savon sur 3 roulettes conduites par un chauffeur fou qui se fraye un passage dans la circulation facilement (en y laissant parfois de la carrosserie et quelques voyageurs). Pas cher et rigolo mais bonjour la pollution direct dans les naseaux.

Il existe aussi des faux taxis et des faux bémo mais personne ne sait faire la différence et tout le monde s’en fiche de toute façon.

Maintenant que vous savez tout ça, bienvenue en Indonésie !

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One comment

  1. Salut les veg en baroude !
    Hé bien vous n’arrêtez pas dis donc ! Vous avez prévu de rentrer un jour en France ?!
    C’est super en tout cas, ça donne envie de partir aussi et profiter de toutes ces belles personnes rencontrées sur le chemin.
    Merci pour vos articles très sympa!
    Bises
    Marjorie

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