[Indonésie] Voyage à Bali

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Sitôt à Bali, on remarque sous nos pieds des petits paniers en osier tressé, contenant fleurs, bouchée de riz, biscuit sec et bâton d’encens, déposés un peu partout. Ces offrandes aux dieux ornent les rues, les rebords des fenêtres, les entrées des temples et des maisons, apportant une touche de couleur et de parfum aux rues sales et encombrées de Bali. Les locaux les déposent tous les matins dès l’aube et répètent chaque jour le même rituel.

offrande-Bali
Offrandes sur la plage @ Bukit

Escale à la capitale

La capitale de Denpasar n’a pas grand intérêt si ce n’est pour goûter les spécialités balinaises et se balader dans les marchés. Le plus grand défi ici est de traverser la rue. Ça parait bête, mais le code de la route est quasiment inexistant (ou inconnu des locaux), la circulation aussi dense qu’un grand magasin au premier jour des soldes et les conducteurs semblent avoir pour seul but d’aplatir quiconque tente la folle traversée. Pour résumer, c’est le bordel. Bon courage. Mais si les serpents n’ont pas eu raison de nous, je ne vois pas pourquoi la population endémique y arriverait. Et il y a une technique voyez-vous.

Il faut traverser (peu importe où) d’un pas ferme et résolu, pas trop hâtif car vous pourriez surprendre un scooter, et pas trop lent car ça augmente les chances de se faire écraser. La règle à respecter est de ne pas céder à la panique et de se dire « plus que 2m, je cours ! » car là c’est sûr vous allez embrasser le bitume. Donc, si tout va bien, les conducteurs auront le temps de vous éviter et auront vu votre petit signe de la main les forçant à ralentir. Rassurez-vous, même les indonésiens ont peur de traverser la route et certains attendent même longtemps avant d’avancer en groupe serré et en se tenant la main !

Sea, sun and… tourist

Située sur la côte est à 8km de Denpasar (on est fiers de préciser qu’on s’est tapé les 8km aller ET retour), Sanur est une ville balnéaire pour les touristes. Sur la côte s’alignent des hôtels luxueux (aaaarrrgggh t’as vu le prix !), tous avec piscine, des salons de massage et des restaurants donnant sur la mer. La plage est entièrement artificielle car la plage originelle a disparue sous l’assaut des vagues que n’arrêtait plus la barrière de corail détruite par l’homme. C’est bête. Ça fait quand même du bien de respirer l’air marin et de se mettre les pieds dans l’eau.

Sanur-Bali

Mangroves lunaires

En route pour le Parc National de Bali Barat, au nord-ouest de Bali, avec escale au mini village de Banyuwedang. Pour rejoindre la mer, il faut traverser les mangroves. Malheureusement, la mousson étant très en retard, toutes les mangroves sont asséchées, laissant la terre blanche craquelée, jonchée de cadavres de coraux blanchis par le soleil et découvrant les racines des palétuviers à l’air libre. Paysage lunaire désolé. Même les crabes ont déserté leurs trous !

Des légumes autour des temples

L’air se rafraichit sur la route qui monte jusqu’au petit village de Kebun Raya. Le climat ici est propice aux plantations de légumes qui ne supportent pas les grosses chaleurs : salades, poivrons, herbes, choux, aubergines, courgettes et autres veggies y poussent à foison. Pas de machine, tout se cultive et se récolte à la main ! Je me retiens pour ne pas aller brouter toute cette verdure directement dans le champ ! Les fraises font aussi la renommée de Kebun Raya, tout comme les durians (que nous n’avons vu qu’ici à cette saison) et les fruits de la passion. Voir notre article « La cuisine indonésienne vue par 2 végétariens ».

plantation-Kebun Raya

Les temples attirent davantage l’attention des touristes que les potagers (pourtant plus intéressants), mais il faut avouer que l’architecture vaut le coup d’œil.

Expédition dans les grottes

La presqu’île de Bukit est un petit morceau de terre au sud de Bali. Intéressante pour ses belles plages, allant des criques préservées et encore sauvages aux véritables stations balnéaires, elle offre également nombre de temples au cœur des grottes. Attention, on n’entre pas si on n’a pas d’offrande à faire ni de sarong autour de la taille.

La grotte/temple de Goa Lawah abrite une colonie de chauves-souris et quelques pythons planqués qui profitent de ce garde-manger inépuisable. Parapluie indispensable pour ne pas ressortir couvert de crottes de chauves-souris.

L’autre, inconnue des touristes et de beaucoup d’indonésiens, s’enfonce à plusieurs mètres sous terre. L’air est chaud et humide et la roche glissante. Au bout de 10m, l’air devient difficilement respirable et l’odeur écœurante. On comprend vite pourquoi : les colonies de chauves-souris ont investi le plafond de la grotte et l’odeur de leurs déjections, faute d’aération, devient vite toxique. En apnée on continue un peu plus loin pour tomber sur une source d’eau salée transparente, communiquant avec la mer par un boyau naturel creusé dans la roche. Pas le temps pour un plongeon, il faut remonter avant de mourir asphyxié !

Cascades et rivières

Pour notre dernière étape à Bali, on met les voiles vers Sukawati, petit village non loin de Denpasar. Un ami nous emmène visiter les cascades de Sukawati, au milieu de la forêt et site touristique par excellence. Une ribambelle de marches descend à la rivière où l’on peut patauger sous les jets d’eau et les regards mi amusés mi offusqués des locaux.

Un peu trop peuplé à notre goût, on y retourne la nuit pour tenter d’apercevoir serpents et autres reptiles. Après tout, on est surtout là pour ça ! 😉 Voir aussi notre galerie photo « A la rencontre des serpents de Java et Bali ».

Cette épopée indonésienne s’achève, il est temps pour nous de retrouver l’Australie et j’en profite pour placer ma phrase favorite : EN ROUTE POUR DE NOUVELLES AVENTURES !

Bali

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