Où manger végétarien en Indonésie ?

En parcourant les îles de Java et Bali, on ne peut s’empêcher de remarquer l’importance que tient la nourriture dans la culture indonésienne. Les gargotes, chariots et restaurants sont sur tous les trottoirs et certaines rues en alignent une dizaine avec parfois le même menu. En cas de fringale diurne ou nocturne pas d’inquiétude, il est possible de grignoter quelque chose à n’importe quelle heure du jour et de la nuit et il y en a pour tous les goûts et tous les budgets !

En voyage, pas question de manger comme à la maison (ah non hein), on est là pour découvrir la cuisine locale et manger comme les indonésiens (végétariens 😉 ). Pour cela, le mieux est encore de descendre dans la rue et de regarder où ils mangent (c’est fou d’ailleurs le nombre de locaux qui mangent dehors, à croire qu’ils ne font jamais la cuisine !). Et si on est végétarien, on a l’embarras du choix !

Les « 5 pattes »

Pour un repas mini budget (moins de 1€), on se dirige vers les « kaki lima », petits chariots sur « 5 pattes » (2 roues + les 2 jambes du vendeur + 1 pour poser le stand) qui vendent de la « street food ». Chacun a sa spécialité et ne fait que ça. On s’assoit sur l’un des 2 ou 3 tabourets en plastique posés à côté du chariot et on déguste en regardant les gens passés. C’est le top pour goûter aux spécialités locales faites maison tout en papotant avec son voisin de tabouret. Certains ont une telle réputation auprès des locaux qu’il faut batailler sévère pour accéder au cuisinier, surtout que les indonésiens n’ont aucun sens de la queue ou de la file d’attente. Si on attend patiemment son tour, on peut toujours crever de faim sur le trottoir et le vendeur ne nous remarquera qu’au moment de fermer boutique (ou chariot).

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Le cuistot en pleine préparation d’un gado gado @ Denpasar, Bali

Les warung et padang

Ces petits restaurants présentent en vitrine une variété de plats, on choisit ce que l’on veut manger et paye en fonction. L’hygiène est soi-disant meilleure que celle des chariots mais quand on s’aventure dans l’arrière-boutique et que l’on voit l’état de la cuisine on peut s’interroger. Dans un restaurant, en allant aux toilettes, on a été surpris de voir un poisson nager tranquillement dans le bassin servant à se doucher et à tirer la chasse d’eau. On n’a pu s’empêcher de constater qu’il avait la même tête que celui figurant sur le menu, tomates et sauce pimentée en moins. Enfin, c’est le bon endroit pour celui qui veut du choix et des légumes à petit prix (entre 1€ et 3€).

Les food-court

Les grands centres commerciaux poussent comme des champignons en Indonésie et rares sont ceux qui n’ont pas un étage dédié uniquement à la nourriture. On déambule là-dedans en léchant les cartes jusqu’à s’arrêter dans celui qui nous fera envie. Pas grand-chose pour les végétariens malheureusement, mais les carnivores seront ravis. Bon endroit cependant si l’on veut un jus de fruit frais ou une sucrerie.

Les marchés

Comme tous les marchés d’Asie, on y trouve de tout et n’importe quoi, chapeaux pointus, couteaux de cuisine, djellabas, hameçons, attrape-touristes, etc. Hop, on passe rapidement en se bouchant le nez devant les montagnes de viande, poisson et fruits de mer, on évite le sang qui coule en flaques par terre, on jette un regard de pitié aux animaux vivants qui attendent leur tour sous la table et ouf, enfin on arrive devant le stand de fruits et légumes.

Commence alors le marchandage. Ça fait partie de la culture indonésienne et tout l’art réside dans le fait de ne pas descendre le prix trop bas tout de suite car alors le jeu est gâché et le vendeur boude. Le mieux est encore de connaitre la valeur de chaque produit et sinon, de baisser direct de moitié car c’est écrit « touriste » en gros sur notre front et les locaux multiplient par 3 ou 4 le prix normal sans une once de culpabilité (bande de rats).

Si le vendeur nous parait malhonnête, l’astuce est de se poster à côté de lui, de faire le guet patiemment, d’attendre qu’un indonésien lui achète quelque chose et de calculer tous les échanges d’argent (qui soudainement se feront le plus rapidement possible…). Mais même pris la main dans le sac, il peut afficher un grand sourire de coupable qui s’assume et refuser de nous faire le prix local. Crapule. Vous l’aurez compris, il y a un prix local, un prix touriste et un gouffre entre les deux.

Il y a également des rabatteuses postées à chaque entrée du marché, prenant les touristes en filature et les emmenant subtilement vers certains stands ; si le touriste achète, elle touchera une commission, si le touriste est sympa il lui donnera un petit pourboire pour son aide. Personne n’y perd sauf le touriste qui a payé le prix fort.

Une fois qu’on a trouvé un bon coin pour manger, la question cruciale du « qu’est-ce qu’on mange maintenant ? » se pose. Devant l’ampleur de la réponse, nous y avons consacré un article entier : « Que mange le végétarien en Indonésie ?« . A vous maintenant de découvrir les spécialités végétariennes de Java et Bali ! Bon appétit !

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